• Deerhunter Vs Kafka

    Milena, un jour, amena Kafka sur les hauteurs de Vienne. L'air doux et rassurant des collines tempéra l'écrivain, éloignant le vertige. Son accompagnatrice, pour le guider, marchait rapidement devant lui. Kafka en oublia quelques instants sa maladie.

    Celle " qui nous dépouille tous les jours un peu plus " pourrait simplement pétrifier. Mais l'homme avec son large sourire ne lâche pas si facilement. Le malade est un peu celui qui trait une vache et lui balance le lait dessus. Une force ultime. Cette force est l'équivalant d'un fantôme qui boit jusqu'à nos baisers et nous garde, avec fureur, les yeux ouverts.

     

     

    Vs

     

     

    Lorsque j'ai entendu, pour la première fois, Helicopter, cette comptine infusée de langueur, de désespoir et de joie, je me suis souvenu de la Métamorphose et surtout des lettres à Milena.

    Une collection de missives oscillant entre tendresse, aveuglement, érotisme et angoisses. Kafka dans ces lettres n'a jamais mimé l'amour. Et lorsque l'on écoute Bradford Cox, on est frappé par cette émotion intacte, pure.

     

     

    Dépouillée sans cesse mais toujours plus riche, la musique de Deerhunter est ce fer rouge qui flambe sur l'épaule blanche de la mort. Et pour notre plus grand plaisir on y voit tatoué dans la chair diaphane: COMBAT.


     

     

     

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