• Paul Haig Vs The Avengers

    Diable de nostalgie ! Celle qui fait pencher la tête au soleil, celle qui nous empêche de foutre au feu des objets stupides. J'écoutais True Blue de Paul Haig et voilà qu'elle s'est collée à mon visage comme une mauvaise éponge. Je me secoue, virevolte, je fais trembler le feuillage de la mémoire.


    Vs

     

     

    La voix grave du dandy anglais me ramène à mes grandes lassitudes. Surtout celles du lycée. Il n'y a pas meilleure période pour être las, assurément. Je ne fichais rien de rien, c'était épatant. Mon seul rapport avec la langue de Coleridge, c'était: The Avengers.

     

     

    Cette série était une bonté. Je sortais de mon marasme adolescent pour apprécier cet humour délicat et corrosif. Ce flegme tant admiré, cette ironie réconfortante. J'avais donc pour moi le temps d'un épisode, l'excellence. Et cette excellence, je la goûtais tôt le matin avant de partir en cours. Histoire d'être hors du coup toute la journée. Un plaisir.

    Comme cette nostalgie, c'est un plaisir hasardeux et précis. Celui de se souvenir de ces tartines de beurre concoctées à la Doinel, tout cela, avachi sur un lit artistiquement défait. Le visage à peine éveillé mais ravi de voir apparaître dans l'écran grésillant, le sémillant noir et blanc de la série.

     

    Puis aller au lycée, la tête remplie de répliques astucieuses avec dans son Walkman Sharp jaune citron, Paul Haig. Vraiment durant ces instants, je me sentais prétentieusement intouchable.


     

     

     

     

     

     

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