• Poor Boy

    Je revenais dans cet automne où les immenses pentes rousses du Cap de la Chèvre imposaient leur silence. Une bruine amande inondait mon visage quand la roche, elle, se coltinait la rage de l'océan. Je buvais des bières en respirant mon écharpe parfumée à l'eau de pluie. Mes premiers pas en Bretagne ont été comme cela: des odeurs, mille lumières,l'ombre, le chant du ciel, l'ardoise et les yeux gris de certaines femmes aimées. Mais c'est encore le mystère, les immenses calvaires bleuissant sous la lune - la musique.

     

    Portrait

     

    Musique qui dévale les longues plages, qui coule dans les larmes, qui hante les frondaisons. La Bretagne résonne, tonne, s'emporte et s'apaise lentement. Ces impressionnants mouvements, ces rythmiques syncopées, ces silences traversent l'univers de Poor Boy. Le groupe de Jacques Creignou possède une âme brûlante et glacée à la fois. Un chant où la mélancolie et la rage se perdent dans de redoutables face à face. Cette musique fut pour moi, une escapade électrique. Les voix sur Light From The Urban sont splendides comme souvent dans cet album. Mariwenn Guernic oppose son timbre de pierre fendue, écho charnel et profond, aux cisailles, aux écorchures que Jacques distribue avec vitalité et passion. This Was The Day pourrait passer pour une romance intemporelle, romance qui conserve mille secrets et mille envoûtements. On ressort de ce disque comme après une forte fièvre et on ne s'étonne pas de vouloir le réécouter. Il nous fallait dévisser la cervelle de ce pauvre garçon pour comprendre le rêve tragique et foutraque qu'est Dreamer, Are You Sad ?

     

    Pour les entendre:

    http://www.myspace.com/poorboyband

    http://www.deezer.com/fr/music/poor-boy#music/poor-boy


    Poor Boy 


    Portrait

     

    1. Sparklehorse et Fennesz : 

    2010 a vu la disparition de certains de mes héros tragiquement dont Vic Chesnutt et Mark Linkous alias Sparklehorse...j'adore ce que ce type faisait, d'une tristesse incroyable et en même temps de la colère et une envie désespérée.

     

     

     

     

    2. Black Angels-young men dead : 

    Je les ai vu récemment au Botanique de Bruxelles, même si leur musique n'apporte pas grand chose de neuf, c'est le mélange parfait entre les Doors et les Dandy Warhols...Une tribu qui te transporte avec elle au fin fond du désert, exactement là où l'on a envie de se perdre. Retrouvez ici leur tube sur mon film préféré des frères Cohen.

     


     

     

    3. La merditude des choses  


    Le glauque extrême et des scènes d'une drôlerie inouïe. J'en sors pas indemne...Ik ben een Strobe.


     

     

    4. Seville 82 (red, marinescu, tessier)

    Alors que beaucoup de musiciens s'essaient sur des films muets des années 30, Red et ses acolytes ont eu la géniale idée d'un télé-concert en VHS...retour en 1982 sur un des moments collectifs les plus mémorables depuis Waterloo 1815.

     

     

     

     

     


     

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  • Commentaires

    1
    SIKO
    Jeudi 4 Novembre 2010 à 21:31

    j'ai vraiment aimé Poor boy

    il est content le siko de voir que c'est dispo sur amazon

    2
    SIKO
    Jeudi 4 Novembre 2010 à 21:46

    je me revois encore à 4 pattes devant l'écran cathodique suspendus aux jambes de Giresse et la reprise de volée de Marius...j'en ai encore des frisssons...de là est née ma vocation de joueur du Prado.

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