• Richard Hawley Vs E.M.Forster

    C'est comme une pluie d'automne, douce et parfumée, un ravissement nécessaire pour un rêveur. Moi, je n'avais pas grand chose à faire sinon imaginer vivre inutilement. Je me levais souvent, enfant, durant les aubes et je scrutais le ciel orange, narguant ma mélancolie. L'orage parfois grondait et j'aimais cela.

    A battre le pavé comme je l'ai fait, il n'y a rien d'admirable. Me voilà lancé comme un jeune chien fou, impulsif et nauséeux. Je lisais Fenêtre avec Vue avant que tout cela ne devienne le tour touristique connu: Avec Vue sur l'Arno.

    Quel immonde traduction pour un si beau titre. Je dévorais ce roman donné par celle qui devait devenir mon putain de tombeau des regrets.

    Je respirais Florence, je courtisais Lucy jusqu'à déposer mes mains sur sa nuque tiède. Je regardais le film et relisais le livre. J'en concluais que parfois la vie à de bien mauvaises saillies.

     

     

    Je ne bousculais jamais ma colère et adorais peindre dans mes souvenirs mon amour malheureux. Ce plaisir du passé, cet oiseau que l'on aime cacher dans sa vieille veste, je le retrouve, puissant, dans les compositions de Richard Hawley.

    Décalque sombre et emphatique de la vie, l'oeuvre de l'anglais est pourtant lumineuse comme l'est le livre de Forster. Derrière le soleil se cache souvent des pluies assassines qui nous vont à ravir.

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks

    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :