Lumière froide plantée,là, ce matin de septembre, il me fallait une chanson radieuse - Summer Babe crépitait déjà dans mes oreilles.
Je me sentais partagé entre la fatigue et la joie, l'emportement et la paresse. Souvent, j'entrevois toutes ces collisions dans les photos de Richard Kern.
La fragile équation qui mène à la beauté se déroule sous mes yeux avec ses portraits et ses lumières blondes qui fondent sur les peaux.

Les paroles absurdes et poétiques de Steve Malkmus revigorent les adolescents les plus insolents. Musique de chambre. L'univers de Kern c'est cela: la découverte du monde, de son corps, dans un endroit confiné.

Je me souviens de ma jeunesse avec Pavement, création musicale dotée d'ironie et de classe. Je me souviens de certaines de mes batailles, de mes nuits immenses à rêver sur mes amoureuses, aux découvertes.
Voilà deux présences précieuses. Des mondes troublants qui révèlent le moindre détails. Et qui font de ce détail le symbole même de la beauté.
